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Nous avions trois possibilités :
l'avortement, la poursuite de la grossesse, sans savoir
quelle serait la gravité du handicap, ou enfin
l'inter- vention in utero, un geste chirurgical encore
très controversé. Avorter, c'était hors
de question... Les jours suivants, nous sommes donc
allés dans une bibliothèque pour nous informer
sur le spina-bifida,
puis avons consulté deux pédiatres
spécialisés en neurochirurgie. A la vue des
clichés du bébé, ils se sont rendus
compte que la lésion était basse et se sont
montrés moins pessimistes.
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Nous avons revu le Dr
Bruner pour une
échographie de contrôle. Tout était
normal. Aussi étonnant que cela paraisse, jamais je
n'ai eu la moindre appréhension. Je m'en suis
entièrement remise au médecin en qui j'avais
une confiance aveugle. Nous sommes partis pour West Palm
Beach, en Floride, ou vivent mes beaux-parents. Je suis
restée avec eux jusqu'à l'accouchement. Ma
grossesse s'est poursuivie normalement. Les premiers temps,
je me promenais, je faisais mes courses comme n'importe
quelle femme enceinte, à la différence que
j'avais un cathéter dans la jambe, relié
à une pompe que je portais à la taille, et qui
diffusait un produit destiné à éviter
les contractions. Puis j'ai dû rester couchée.
Un mois et une semaine plus tard, à 28 semaines, j'ai
perdu les eaux et j'ai été
hospitalisée. A 31 semaines on m'a fait une
césarienne : le 22 août 1999, Sarah Marie
venait au monde. p. 18
C'est Mike qui a coupé le cordon.
Nous n'avons eu que quelques secondes pour l'apercevoir et
l'entendre crier. On l'a tout de suite transportée
dans l'unité de néo-natologie avec les
bébés à haut risque. Pendant trois
jours, elle a été sous antibiotiques, mais
elle respirait sans difficulté et semblait
résistante. D'ailleurs, une semaine et demie plus
tard, les médecins envisageaient déjà
de la laisser sortir. |
A 2 ou 3 ans, Sarah Marie risque encore
de présenter certains problèmes urinaires,
mais, pour l'instant, comme tous les bébés,
elle joue avec des enfants que j'invite deux fois par
semaine avec leurs mamans. J'ai arrêté de
travailler pour m'occuper d'elle. Ses jambes fonctionnent
bien mieux que prévu. Elle est appareillée et,
plusieurs fois par semaine, un kiné vient à la
maison. Elle a aussi des séances de
rééducation en piscine. Elle peut
déjà contrôler entièrement sa
jambe et son pied droits. Du côté gauche, elle
bouge trois orteils et un peu sa cheville. Elle est forte et
progresse vite. Nous sommes certains que notre petite fille
marchera. Enquête et
propos |
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